Coordination de ARICY CURVELLO
CASSIANO RICARDO
( 1895 – 1974 )
LA NUITE AFRICAINE
La nuit habitait loin, là-bas,
car au commencement ce n' était que le jour.
Il y avait um pays enchanté
gardé par des pumas fauves
ou demeurait l' Indienne la plus belle
que mes yeux aient jamais contemplée :
celle-là même qui y demeure aujourd' hui
et que l' on nomme "ouyara".
Et Il y eut un matelot chasseur d' éclairs
qui entreprit d' épouser la belle Indienne
et elle de lui dire: " Apporte-moi la nuit ! "
Alors le matelot partit avec ses navires aventuriers
et s' en alla chercher la nuit.
(" Martim Cererê")
fi ф fi
LE CHANT DE L' OISEAU SANS-FIN
Mais l' autre jour
les jours au jabot jaune jaillissaient du coeur des gravatás,
ces broméliacées qui portent de l' eau.
Le chant de l' oiseau "Sans-fin" était la voix de l' étendue
couché et accouplée au sans-bornes.
Et La procession des Indiens s' avançait aux
cris
pleurs d' enfants
sifflement de flèches
traces de sang
lueurs de bûchers
sons de la flûte de guerre "iunubie" ...
ou en silence.
Voici pourquoi , aujourd'hui encore, dans toute longue
course,
Il y a une voix qui dit "Sans-fin" au bout de chaque route.
fi ф fi
[ Da antologia “La poésie brésiliènne”, com organização e tradução de A. D. Tavares-Bastos, premiada em 1954 pela Academia Francesa. A 1a. edição francesa foi lançada por Editions Seghers, em Paris, em 1966.]
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